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Initiative Nationale pour le Développement Humain - INDH - : Conditions, mécanismes de financement et accompagnement entrepreneurial

Initiative Nationale pour le Développement Humain - INDH - : Conditions, mécanismes de financement et accompagnement entrepreneurial
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la création d'emplois n'est plus seulement un objectif économique, mais est devenue une nécessité impérieuse pour garantir la stabilité sociale et préserver la dignité des individus, ce qui a fondé l'émergence du "Programme 3" comme l'un des piliers les plus importants de la phase actuelle.

Contexte stratégique et transformation structurelle de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH)L'Initiative Nationale pour le Développement Humain, lancée par le Souverain du Royaume du Maroc, le Roi Mohammed VI, le 18 mai 2005, est considérée comme l'un des plus vastes chantiers socio-économiques de l'histoire du Maroc moderne. Elle a été conçue pour être un levier stratégique visant à éradiquer les manifestations de pauvreté, de précarité et d'exclusion sociale. Ce chantier royal a constitué une véritable révolution dans la gestion des politiques publiques, dépassant les approches traditionnelles fondées sur la charité ou les interventions conjoncturelles sporadiques, pour asseoir une approche de développement intégrée et participative qui place l'élément humain au cœur des priorités de développement.Au cours de ses première et deuxième phases, l'Initiative s'est concentrée intensivement sur le rattrapage des déficits en matière d'infrastructures de base, particulièrement dans le monde rural et les quartiers urbains marginalisés. Des budgets colossaux ont été injectés, atteignant environ 14 milliards de dirhams pour la première phase et 17 milliards de dirhams pour la seconde, ce qui a abouti à la réalisation de dizaines de milliers de projets ciblant des millions de citoyens. Malgré ces réalisations quantitatives, les évaluations sur le terrain et les rapports émis par les institutions de gouvernance, telles que l'Observatoire National du Développement Humain (ONDH) et le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), ont montré que l'approche basée sur le traitement des symptômes n'était pas suffisante pour éliminer les causes profondes du chômage et des inégalités de revenus, rendant nécessaire un changement de cap.En réponse à ces évaluations, et dans le cadre de la vision royale éclairée exprimée dans le discours du Trône du 29 juillet 2018, la troisième phase de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain a été lancée (2019-2023, avec un déploiement de ses programmes et plans d'action se poursuivant jusqu'en 2027) avec une enveloppe budgétaire estimée à 18 milliards de dirhams. Cette phase a apporté un nouveau paradigme visant à consolider les acquis et à réorienter les programmes vers la promotion du capital humain, la prise en charge des générations montantes, et l'adoption d'une nouvelle génération d'initiatives génératrices de revenus et créatrices d'emplois. Cela se traduit par une grande ouverture sur le soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), aux coopératives et aux auto-entrepreneurs.Les statistiques officielles publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), appuyées par les rapports du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ont révélé que le taux de chômage des jeunes constituait un obstacle structurel au développement, atteignant des taux alarmants dépassant 25,7% au niveau national, avec une concentration évidente dans les milieux urbains et parmi les diplômés, en plus de l'existence de plus d'un million de personnes souffrant d'emplois précaires et de sous-emploi. Partant de ce constat, la création d'emplois n'est plus seulement un objectif économique, mais est devenue une nécessité impérieuse pour garantir la stabilité sociale et préserver la dignité des individus, ce qui a fondé l'émergence du "Programme 3" comme l'un des piliers les plus importants de la phase actuelle.Ingénierie institutionnelle et gouvernance de l'INDHLa réussite de tout programme de développement d'une telle envergure dépend fondamentalement de la qualité de la gouvernance territoriale. L'Initiative a adopté une structure institutionnelle déconcentrée garantissant le déploiement efficace des projets et consacrant les principes de la démocratie participative, loin de la bureaucratie centrale. Les organes de gouvernance se composent de niveaux imbriqués garantissant la convergence et la transparence dans la distribution des fonds :Instance InstitutionnellePrérogatives et Rôles StratégiquesComité Régional du Développement Humain (CRDH)Veille à garantir la convergence des programmes et la répartition des fonds entre les provinces. Il se charge de conclure des contrats stratégiques avec les différents acteurs régionaux et représente le cadre le plus approprié pour matérialiser la convergence des politiques publiques.Comité Provincial du Développement Humain (CPDH)Présidé par le Gouverneur de la préfecture ou de la province, il est le cœur battant de l'Initiative. Il effectue l'approbation finale des projets, l'étude de faisabilité, et la signature des conventions de partenariat et de financement avec les porteurs de projets. Il comprend des représentants des services extérieurs, des élus et des acteurs de la société civile.Comité Local du Développement Humain (CLDH)Présidé par le Pacha ou le Caïd, il joue un rôle central dans l'élaboration du "diagnostic participatif" pour identifier les besoins réels de la population. Il est le premier point de contact pour l'évaluation des besoins et l'orientation des jeunes.Comité Provincial de Développement Économique (CPDE)Instance consultative nouvellement créée qui appuie le CPDH sur les aspects économiques. Elle se charge d'analyser les chaînes de valeur et d'identifier les secteurs porteurs pour orienter les investissements vers les domaines les plus rentables.Cette structuration institutionnelle profonde, qui confie la présidence des comités aux agents d'autorité tout en impliquant la société civile, a été mise en place pour surmonter les dysfonctionnements antérieurs parfois liés à l'instrumentalisation politique des projets. Cela garantit la neutralité de l'administration et sa concentration exclusive sur les critères de compétence, de viabilité économique et d'impact social des projets présentés par les entrepreneurs et les jeunes.Le Programme 3 : Amélioration du revenu et inclusion économique des jeunesLe "Programme 3" constitue une réponse stratégique intégrée et innovante aux défis de l'inclusion socio-économique. Cette réponse dépasse la simple distribution de subventions financières pour atteindre la mise en place d'un écosystème propice à l'entrepreneuriat. Le programme vise à faciliter la création de valeur ajoutée au niveau local et à développer les compétences des jeunes, en s'appuyant sur trois leviers d'intervention principaux :L'intérêt porté à l'élément humain (les individus) : Développer les compétences (Hard & Soft Skills) des jeunes chercheurs d'emploi, pour qu'elles correspondent précisément aux exigences du marché du travail, et offrir une orientation professionnelle facilitant leur accès au financement.La focalisation sur le système de gestion (écosystème) : Coordonner les efforts de tous les acteurs locaux (secteur public, entreprises, banques, ONG) pour créer un environnement d'affaires attractif et intégré au niveau de chaque préfecture et province.La concentration sur la qualité des projets (entreprises et coopératives) : Soutenir et identifier les chaînes de valeur porteuses et les projets dotés d'une réelle capacité de survie et de développement. Cela se traduit par l'incubation des TPE et des coopératives dans leurs phases initiales et risquées, tout en garantissant le financement et l'accompagnement pour éviter leur faillite précoce.Axes d'intervention du Programme 3 et types de projets soutenusPour atteindre les objectifs d'inclusion économique, le Programme 3 se décline en sous-axes, chacun proposant un ensemble de mesures financières et techniques :Axe 1 : Soutien à l'employabilitéCible les jeunes peu qualifiés ou ayant abandonné leurs études. Cet axe se concentre sur l'étude du marché de l'emploi local pour identifier les métiers demandés, puis organise des formations spécialisées pour renforcer les techniques de recherche d'emploi, et un accompagnement vers l'insertion effective au sein des entreprises du secteur privé, réduisant ainsi le fossé entre la formation académique et les besoins du marché.Axe 2 : Soutien à l'entrepreneuriat et à la création d'entreprisesConçu pour diffuser la culture de l'auto-emploi et faire éclore une nouvelle génération d'entrepreneurs. L'axe offre un accompagnement en amont (pour l'élaboration des business plans et études de faisabilité) et en aval (pour assurer la bonne gestion de l'entreprise créée). Ce processus cible les TPE, les SARL et les auto-entrepreneurs, en mettant l'accent sur les projets innovants apportant de nouvelles solutions aux besoins du marché.Axe 3 : Soutien à l'Économie Sociale et Solidaire (Chaînes de valeur)L'économie sociale et solidaire (coopératives et GIE) est le pilier de la cohésion sociale au Maroc. Cet axe intervient par la valorisation des "chaînes de valeur" prometteuses. Les comités provinciaux analysent les potentialités territoriales de chaque province ; par exemple, dans la province de Taroudant, l'accent est mis sur la filière du safran et la valorisation des produits agricoles. À Agadir Ida-Outanane, la priorité est donnée au tourisme de montagne, à la production de fromage de chèvre et à l'huile d'argan, tandis que la province de Sidi Kacem se concentre sur l'artisanat, la cuniculture et le textile. Grâce à ce ciblage territorial, l'Initiative s'assure que les projets ne sont pas clonés et aléatoires, mais intégrés dans un tissu économique local garantissant leur commercialisation et leur croissance.Conditions de candidature pour bénéficier du soutien : Qui est éligible au financement ?Les Comités Provinciaux du Développement Humain (CPDH) établissent un cahier des charges rigoureux fixant les critères d'éligibilité, afin de s'assurer que les deniers publics sont orientés vers des projets sérieux capables de créer de la richesse et des emplois. Les conditions se divisent en critères liés au porteur de projet (personne physique), critères liés à l'entité (statut juridique), et d'autres liés à la nature même du projet.1. Conditions liées à la personne (le porteur de projet)Tranche d'âge : L'Initiative cible principalement les jeunes. Il est généralement exigé que l'âge du candidat se situe entre 18 et 35 ans. Toutefois, de nombreuses préfectures et provinces autorisent le prolongement de l'âge maximum jusqu'à 45 ans, selon la nature du projet et moyennant des dérogations étudiées par le CPDH.Situation professionnelle : Le porteur de projet doit être à la recherche d'un emploi (chômeur). Les demandes des fonctionnaires du secteur public ou semi-public ne sont pas acceptées, ni celles des salariés inscrits à la CNSS. Une déclaration sur l'honneur légalisée attestant de la non-exercice d'une activité professionnelle est exigée.Résidence territoriale : Le porteur de projet doit résider sur le territoire de la préfecture ou de la province où la demande de financement est déposée, afin de garantir la contribution au développement de l'économie locale.Financements antérieurs : Il est interdit de cumuler le financement de l'INDH avec d'autres financements publics pour le même projet dans le cadre de programmes gouvernementaux antérieurs, et ce, afin d'élargir la base des bénéficiaires et d'assurer l'équité dans la répartition des ressources.2. Conditions liées aux statuts juridiques (Entités soutenues)L'Initiative ne verse pas d'aides à des personnes en dehors de cadres institutionnels. Pour en bénéficier, il faut créer une entité juridique adoptant l'une des formes suivantes, en respectant les conditions liées à chaque forme :Forme juridique de l'entitéCaractéristiques et conditions obligatoiresL'Auto-entrepreneurForme simplifiée pour encourager les initiatives individuelles des jeunes et les micro-projets. Il est exigé de fournir la carte d'auto-entrepreneur ou le reçu d'inscription au Registre National. Ce statut est considéré comme adapté aux projets de services et d'artisanat.Entreprises et Sociétés (TPE / SARL)Très petites, petites et moyennes entreprises, et sociétés de personnes. Il est exigé que leur durée de création légale achevée ne dépasse pas 12 mois, afin de concentrer le soutien sur les startups qui ont besoin d'un coup de pouce initial. Il est également exigé, selon certaines directives, que les femmes représentent au moins 30% ou les jeunes de moins de 35 ans représentent 20% parmi les associés.Coopératives et leurs unionsDoivent être organisées et enregistrées conformément aux dispositions de la loi 112-12 relative aux coopératives. La priorité est donnée aux coopératives où la proportion de jeunes et de femmes dépasse 30%. Dans certaines provinces (comme Agadir Ida-Outanane), il est exigé que la coopérative compte au moins 5 membres et que les femmes représentent un minimum de 50% pour bénéficier du soutien à l'autonomisation économique.Groupements d'Intérêt Économique (GIE)Alliances commerciales regroupant des coopératives ou des entreprises pour développer la compétitivité et unifier les canaux de commercialisation. Ces groupements sont soutenus en raison de leur grande capacité à créer des économies d'échelle et à s'intégrer dans les chaînes de valeur provinciales.3. Critères d'acceptation et de rejet des projetsPosséder un statut juridique ne garantit pas le financement si l'idée du projet n'est pas en harmonie avec le plan de développement provincial.Projets acceptés : Ceux qui valorisent les chaînes de production locales (agriculture intégrée, artisanat moderne, technologies de l'information, tourisme rural), les projets innovants créant des emplois stables et directs, qui respectent l'environnement et les normes du développement durable, et qui proposent des solutions pour l'intégration des personnes à besoins spécifiques.Projets rejetés : Sont automatiquement exclus les projets portant atteinte à l'environnement, ceux utilisant le travail des enfants, ceux manquant de viabilité technique et financière, ainsi que les activités purement commerciales de consommation qui n'apportent pas de réelle valeur ajoutée au marché local.Valeur financière du soutien et modalités de décaissementLa troisième phase a marqué un saut qualitatif dans le volume du soutien apporté, des budgets conséquents ayant été alloués pour absorber les chocs financiers auxquels sont confrontés les entrepreneurs à leurs débuts. La philosophie de financement de l'Initiative repose sur le principe du "cofinancement", qui garantit l'engagement matériel et moral du porteur de projet pour la réussite de son idée.Volume du soutien et parts de contributionLes plafonds financiers sont fixés en fonction de l'axe auquel appartient le projet et de sa nature juridique :Dans le cadre du soutien à l'entrepreneuriat (entreprises individuelles, auto-entrepreneurs et startups) : Il est octroyé un financement financier dont le plafond est de 100 000 dirhams (pouvant atteindre 150 000 dirhams dans certaines préfectures selon la nature de l'investissement). Ce soutien représente un maximum de 60% du coût total de l'investissement. Le porteur de projet doit fournir les 40% restants. Pour faciliter les choses aux jeunes, cette part propre est souvent divisée en 20% d'apport financier en numéraire déposé sur le compte, et 20% d'apport en nature (location du local, équipements déjà possédés, ou aménagement de l'espace de travail), dont l'évaluation est laissée au comité technique provincial.Dans le cadre du soutien à l'économie sociale et solidaire (Coopératives et GIE) : Étant donné que ces entités créent un impact social plus large et emploient un plus grand nombre de personnes, le plafond du soutien qui leur est alloué a été relevé pour atteindre 300 000 dirhams. Le soutien accordé représente au maximum 60% de la valeur du projet, tandis que l'entité s'engage à couvrir 40%, que ce soit en numéraire ou en nature.Cas et mesures de financement exceptionnels : Dans le cadre de la mise en œuvre des plans d'action de certaines préfectures (comme l'annonce de la province de Taroudant et de la préfecture d'Agadir Ida-Outanane au titre des années 2024-2026), et dans le but de surmonter les difficultés d'autofinancement, les CPDH ont approuvé un soutien généreux couvrant 90% du coût total du projet, plafonné à 200 000 dirhams, le porteur de projet ou la coopérative se contentant de fournir un apport personnel ne dépassant pas 10% seulement. Cette mesure reflète la grande flexibilité dans la gouvernance de l'Initiative et sa capacité à s'adapter à la réalité économique des jeunes.Procédure d'exécution des dépenses et décaissement du financementContrairement aux prêts bancaires, le financement de l'Initiative est une "subvention non remboursable" à condition que le porteur de projet respecte ses engagements. Les fonds ne sont pas remis en espèces, mais sont décaissés via des mécanismes stricts pour garantir la transparence, consistant en :La conclusion d'une convention de partenariat tripartite entre le CPDH, le bénéficiaire et l'entité d'accompagnement.Le transfert de la subvention via le Compte d'Affectation Spéciale de l'INDH (CAS-INDH) vers un compte bancaire dédié au projet créé.Le décaissement des montants sous forme de tranches liées à l'état d'avancement de l'exécution sur le terrain. Par exemple, une première tranche (30%) peut être virée à la signature et à l'ouverture des plis pour l'acquisition du matériel, suivie d'une deuxième tranche (40%) à la réception du matériel, et enfin (30%) à l'achèvement du lancement. Pour certains petits projets, le décaissement se fait en deux tranches (50/50).Le décaissement nécessite la présentation de factures et devis précis et conformes à ce qui a été mentionné dans l'étude de faisabilité, et fait l'objet d'audits et de contrôles périodiques pour sécuriser l'utilisation des deniers publics."Plateformes des Jeunes" : Le cœur battant et les incubateurs de projetsPour déployer cette stratégie au niveau territorial, l'Initiative a créé des "Plateformes des Jeunes" dans toutes les préfectures et provinces marocaines (comme les plateformes de Hay Essalam et Sidi Abdellah à Salé, la plateforme de Meknassa Ezzaytoun, les plateformes de Taza et Taounate, etc.). Ces plateformes sont considérées comme des espaces d'interaction, d'intégration, d'innovation sociale et de renforcement des capacités. Elles sont souvent gérées par des associations spécialisées en entrepreneuriat ou par des bureaux d'études de premier plan sur la base de contrats de gestion déléguée.Parcours du bénéficiaire au sein de la plateformeDès l'accès du jeune à la plateforme, il est intégré dans un parcours complet pour garantir la maturation de son projet :Accueil et Orientation : Le jeune est écouté par des conseillers pour évaluer ses attentes et ses compétences (profilage), et l'orienter soit vers le parcours de l'employabilité, soit vers celui de l'entrepreneuriat.Accompagnement en amont (Pré-création) : Les porteurs d'idées intègrent des camps d'entraînement (Bootcamps) et des ateliers intensifs. C'est ici que s'effectue le travail d'affinage de l'idée, de réalisation de l'étude de marché, de l'étude de faisabilité économique, de la structuration du Business Plan, et du choix de la forme juridique la plus adéquate. Les idées sont filtrées périodiquement pour ne retenir que les projets les plus sérieux et finançables.Comités de sélection et d'arbitrage : Les projets matures sont présentés à des comités provinciaux spécialisés pour statuer sur la viabilité technique et commerciale, l'importance de l'impact social, et l'engagement environnemental. En cas d'approbation, on passe à l'étape de la constitution légale et de la signature des conventions.Accompagnement en aval (Post-création) : C'est l'un des apports majeurs de la phase III. La plateforme continue de soutenir l'entreprise après sa création pour une période allant d'un à deux ans, à travers des formations pratiques en gestion financière, stratégies de marketing, comptabilité, et en facilitant le réseautage et l'accès aux marchés, afin de protéger l'entreprise du risque de faillite précoce.L'étude de faisabilité (Business Plan) : La clé magique pour garantir le financementÀ travers les évaluations continues des comités provinciaux, il ressort que de nombreux projets sont rejetés, non pas à cause de la faiblesse de l'idée de base, mais en raison de lacunes graves dans la préparation de "l'étude de faisabilité". Le Business Plan n'est pas un simple document de pure forme, c'est une feuille de route détaillée qui prouve aux bailleurs de fonds que le projet est capable de générer des bénéfices, de rembourser ses engagements, de pérenniser son activité sur le marché, et que le budget demandé est logique et non gonflé.Éléments structurels d'un Business Plan professionnelLe dossier technique et financier soumis aux plateformes des jeunes et au CPDH doit contenir les éléments essentiels suivants :Présentation du projet et de son porteur : Données sur les compétences de l'entrepreneur ou de l'équipe coopérative et l'adéquation de leurs qualifications avec la nature du projet.Étude de marché (Market Study) : Analyse de l'écart sur le marché (Gap Analysis), étude des concurrents (points forts et faibles), identification de la clientèle cible, élaboration de la stratégie marketing et du plan de ventes, en évitant de s'appuyer sur des chiffres non documentés.Étude technique et opérationnelle : Définition précise de l'emplacement, de l'infrastructure requise, de la technologie utilisée, des ressources humaines, et la liste complète et détaillée des équipements à acquérir, qui doivent être appuyés par des devis officiels de fournisseurs agréés.Étude financière (Financial Feasibility) : C'est la pierre angulaire. Elle doit inclure la détermination des coûts d'investissement et d'exploitation, les tableaux des flux de trésorerie (Cash-flow) pour les trois ou cinq premières années, le calcul du seuil de rentabilité, et les indicateurs de rentabilité tels que le retour sur investissement. L'exagération des prévisions de ventes ou le manque de clarté sur les sources de la contribution propre de 40% comptent parmi les principales causes de rejet.Étude des risques et des défis : Recensement des contraintes potentielles (fluctuation des prix, conditions climatiques, concurrence acharnée) et mise en place de plans d'atténuation et de gestion pour garantir la pérennité de l'entreprise.Erreurs fréquentes et motifs de rejet des projetsComprendre les motifs de rejet aide à construire un dossier solide. Les comités rejettent les dossiers s'ils contiennent :Des hypothèses de ventes irréalistes ou exagérées sans preuves tangibles du marché.Une absence de lien avec les chaînes de valeur adoptées localement (proposer un projet qui ne sert pas les secteurs porteurs définis par le comité).La duplication d'idées traditionnelles déjà saturées dans la province, et le manque d'esprit d'innovation.Le manque de précision dans les besoins identifiés, comme le gonflement injustifié des devis d'équipement, ce qui porte un coup fatal à la crédibilité du porteur de projet.Le flou entourant le mécanisme et la source de l'apport personnel du porteur de projet, ce qui remet en question son sérieux et son engagement à assumer une part du risque.Le rôle de notre cabinet de conseil : Votre partenaire stratégique, de l'idée au financement garantiLa complexité des procédures administratives et la rigueur des critères exigés pour l'élaboration de l'étude de faisabilité et la création des entités juridiques peuvent constituer un obstacle pour de nombreux jeunes ambitieux et porteurs d'idées prometteuses. C'est ici que ressort le rôle vital et central de notre cabinet de conseil en tant que partenaire de confiance et acteur clé dans votre accompagnement pour concrétiser vos ambitions entrepreneuriales.Notre cabinet ne se contente pas de fournir des conseils superficiels ; nous offrons un accompagnement d'ingénierie complet à 360 degrés, pour nous assurer que votre idée se transforme en un dossier robuste capable de résister aux comités d'évaluation les plus stricts. Nous vous aidons de manière pratique et hautement professionnelle à toutes les étapes :Cadrage de l'idée et choix du statut juridique : Nous analysons votre idée et sa conformité avec les chaînes de valeur adoptées dans votre province, et nous nous chargeons de la création légale de votre entité (qu'il s'agisse d'une coopérative à la constitution complexe, d'une société, ou de votre inscription en tant qu'auto-entrepreneur) pour garantir le respect des conditions d'éligibilité légale.Élaboration du Business Plan professionnel : Nos experts financiers rédigent une étude de faisabilité économique, technique et financière d'une extrême précision. Nous travaillons à construire des plans marketing stratégiques et à établir des tableaux financiers réalistes et des flux de trésorerie répondant aux normes comptables les plus élevées recherchées par les comités provinciaux, vous évitant ainsi les écueils des rejets liés aux "chiffres aléatoires". Contactez notre cabinet au bas de l'article.Gestion administrative et montage du dossier : Nous nous chargeons de collecter, d'organiser et de vérifier tous les documents requis (formulaires, engagements, déclarations sur l'honneur, et l'obtention des devis conformes aux normes), tout en préparant un plan clair et convaincant sur la manière de couvrir et de sécuriser votre apport personnel (10% ou 40%).Accompagnement au niveau de la plateforme des jeunes et préparation aux comités : Nous ne nous limitons pas à la préparation sur papier. Nous vous formons et vous préparons avec assurance (Pitching preparation) pour présenter votre projet et le défendre avec professionnalisme et profondeur devant les comités de sélection. Nous restons à vos côtés lors des procédures de déblocage des fonds, d'exécution des dépenses et de suivi comptable pour garantir votre respect des cahiers des charges et la pérennité de votre entreprise vers le succès.En conclusion, l'Initiative Nationale pour le Développement Humain, dans sa troisième phase, a instauré un modèle institutionnel d'une importance capitale pour l'autonomisation des jeunes et la promotion de l'économie sociale et solidaire. En stimulant les investissements et en soutenant les startups avec des montants importants atteignant 300 000 dirhams dans le cadre de règles de financement et d'encadrement transparentes, l'État offre une opportunité en or pour s'émanciper de la précarité et bâtir une indépendance financière solide.Cependant, ce soutien généreux requiert en retour de l'engagement et du sérieux. Les idées seules ne suffisent pas pour saisir ces opportunités ; elles doivent être structurées au sein d'entités juridiques organisées, accompagnées d'études de faisabilité économique rigoureuses, et d'une préparation totale à affronter les défis du marché. En s'appuyant sur une bonne orientation via les plateformes des jeunes et sur l'accompagnement stratégique des cabinets de conseil professionnels, chaque jeune entrepreneur ou coopérative féminine peut transformer les défis territoriaux en histoires de succès durables contribuant à réaliser un essor de développement global bénéfique pour l'individu, la société et la nation tout entière.

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